Journées du Patrimoine : les témoignages et les petites histoires …

Nous profitons aussi de cette tribune pour partager avec vous les échanges des anciens élèves au moment de nos rencontres avec eux pour la préparation de cette journée :

« Les doryphores
– Et les doryphores ! tu te souviens ?
– Les doryphores ? pourquoi en parler dans le cadre de l’école ?
– Eh bien, parce qu’à certaines périodes de l’année, il y avait des invasions de « bébêtes » dans les champs de pommes de terre et aucun traitement n’était efficace pour s’en débarrasser !
– On faisait donc appel à de petites mains expertes pour les piéger dans de grosses boites d’allumettes. Un véritable programme Bio !
– Mais que c’était décourageant pour nos petits élèves de voir l’immensité des champs qu’il fallait parcourir avec leurs petites jambes, et le nombre incalculable de pieds de pomme de terre dans un seul champ !
– Et les hannetons ! plus souvent présents aux mois de mai et juin, ces coléoptères survolent les jardins et la plaine et pondent leurs œufs sur les cultures. Les larves se développent alors, et font des ravages.
– Nos petits élèves allaient donc à la chasse aux hannetons et ne manquaient pas au retour d’en tremper quelques-uns dans un encrier et de les déposer sur le cahier du meilleur élève par exemple… inutile de vous décrire le désastre !!!   »

 

« L’hiver
– L’hiver ! tu te souviens ?
– Quand il faisait froid, les enfants emportaient une « brique » qu’on avait mise dans le four de la cuisinière et enveloppée, une fois chaude, dans du papier journal pour éviter de se brûler.
– C’était bien apprécié sous les pieds de nos petits élèves le temps qu’elles refroidissent !!!
– L’odeur du journal roussi est encore un bon souvenir et une certaine idée du « confort » »

 

«  Les punitions
– Les punitions tombaient, bien sûr… car les bêtises ont toujours existé ! Quand on faisait une bêtise et que le Maître la voyait…. On était puni !
– Il fallait soit faire 6 tours de cour les mains sur la tête, soit rester enfermé dans l’obscurité du vestiaire, soit ramasser les feuilles de la cour …
– Parfois il fallait se mettre à genoux devant toute la classe sur l’estrade : quelle honte !
– Les « souffre-douleur » eux, recevaient même la fessée devant toute la classe, les « cancres » des coups de règles sur les doigts et les « distraits » des bouts de craie sur la tête, lancés à distance pour les réveiller… »

 

« Le temps de travail
– La semaine comptait 5 jours d’école sur 7.
– Le jeudi était le « jour des enfants » et le dimanche le repos hebdomadaire ! Très souvent au retour de l’école, les enfants participaient aux travaux des champs pour certains ou aidaient à ramasser les œufs, à abreuver la basse-cour, à cueillir les légumes ou à les éplucher…
– Les vacances scolaires étaient rares, seuls les jours fériés permettaient de prendre quelques jours de repos ! Selon les époques, on fêtait l’armistice du 11 novembre (sauf pendant la guerre) la traditionnelle fête du travail le 1er mai…
– Mais l’année scolaire paraissait bien longue puisque la rentrée était début octobre (souvent après la récolte des pommes de terre) et les cours se terminaient mi-juillet.
– Il y avait la remise des prix vers le 14 juillet et chaque élève devait aller remercier le maire pour cet honneur accordé. »

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