Bernard Candé

Famille Candé
Famille Candé

Entretien avec Monsieur Bernard CANDE réalisé par Thérèse BOUVET

Les entretiens se sont déroulés à mon domicile en mars et avril 2018 l’après midi autour d’un gâteau et d’un café

Réalisé en mars et avril 2018 par Thérèse BOUVET

Enfance et scolarité

Je suis né le 6 juin 1935 à Gometz la Ville dans la ferme familiale située route de Chartres ( à côté des logements sociaux) . Je suis rentré à l’école à l’âge de 5 ans dans une classe unique d’une quarantaine d’enfants. Les grands aidaient les petits à faire leurs devoirs dans la mesure du possible. Avant d’entrer en classe, nous nous mettions en rang par deux, certains retiraient leurs sabots et le maître inspectait la propreté des mains recto-verso. La discipline était de rigueur. Chaque matin, une phrase de morale était inscrite sur le tableau. Un grand poêle noir trônait au fond de la classe. La tuyauterie traversait et réchauffait toute la salle. C’était Mr Daniel François, garde champêtre, qui allait couper le bois et allumait le feu avant l’arrivée des élèves. Il faut dire que pendant cette période de guerre, le charbon manquait.

En 1949, à l’âge de 14ans, j’ai passé mon certificat d’études à l’école de garçons de Limours. Je me souviens d’y être allé en « tapissière », l’essence se faisant toujours rare ;

Après cet examen, comme on avait besoin de « bras » à la ferme, j’y ai travaillé gratuitement.

La vie à la ferme

A la ferme, trois générations cohabitaient. Ma grand-mère préparait les repas pendant que ma mère travaillait aux champs, aidée par du personnel. 10 à 12 hectares sur les 32 hectares que nous possédions étaient consacrés au maraichage (haricots verts et blancs, épinards, carottes, choux… ainsi que des pommes de terre et fraises). Nous avons été dans les premiers à cultiver l’endive dans la région.

Avant la guerre, la desserte des Halles de Paris se faisait par une voie ferrée spécifique « l’Arpajonnais », parallèle à la nationale 20, dont certains ouvrages subsistent. Les cultivateurs mettaient à des arrêts précis dans les wagons leur production.

Pendant et après la guerre, ce sont des mandataires qui passaient ramasser les légumes.

Les céréales occupaient le reste des terres. Nous possédions 3 chevaux et une vingtaine de vaches que nous emmenions tous les jours au pré.

En 1949, à l’âge de 14ans, j’ai passé mon certificat d’études à l’école de garçons de Limours. Je me souviens d’y être allé en « tapissière », l’essence se faisant toujours rare ;

La guerre

Un jour, pendant la débâcle, lors d’un tir d’artillerie, je me souviens que ma mère nous avait cachés dans une souche de saule dans un pré situé à la Vigne à Perron.

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Mon père a été mobilisé, il était chauffeur et a perdu l’audition suite à un bombardement dans le Nord. Sous la poussée allemande, il est descendu jusqu’en Creuse où il a été démobilisé en 1940. Il a rencontré une personne qui lui a donné des vêtements civils et lui a prêté une bicyclette pour rentrer à Gometz.

Ma jeunesse

En 1953, j’ai passé le conseil de révision à l’étage de la mairie de Limours.

En Juin 1956, après 3 semaines de préparation à Montléry, je suis parti en Algérie en tant que chauffeur polyvalent dans la police militaire. Nous recevions une cartouche de cigarette chaque mois. C’était notre seule solde !

Au retour de la guerre d’Algérie, en 1958, j’ai continué à travailler à la ferme. En parallèle, j’avais entendu parler de la construction d’un Commissariat d’Energie Atomique (CEA) à Bruyère-le-Châtel. J’ai donc déposé une candidature. Après une journée complète à Paris pour tester mon aptitude à ce travail, j’ai été engagé et j’y ai travaillé de 1960 jusqu’à ma retraite .

La rencontre

J’ai rencontré ma femme, Françoise, dans un centre de formation d’infirmière à Forges-les-Bains et on s’est mariés en 1961. Nous avons habité Gometz jusqu’en 1982 et depuis nous nous sommes installés à Limours.


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